On s’en doutait déjà, mais les premiers chiffres de l’étude NutriNets sont tombés. L’étude faite sur 140 000 enquêtes alimentaires révèle
95 % des hommes et 82 % des femmes consomment presque le double de sel par rapport aux apports recommandés : 8,4 g/jour contre 5 à 6 g/jour recommandé.

 

Les effets négatifs du sel :

On connait déjà les conséquences de la surconsommation du sel sur l’état de santé : elle favorise l’apparition d’hypertension artérielle, le risque d’accidents vasculaires cérébrales, certains cancers…
L’ajout de sel dans l’assiette n’est pas le seul fautif car il ne représente qu’un quart de la consommation de sel.

Au premier rang des aliments qui contribuent le plus à l’apport en sel dans l’alimentation sont :
le pain et biscottes à 24,1 %,la charcuterie à 12,5 %,Les Français mangent trop salé
les plats préparés industriels à 12,5 %,
les fromages à 8,2%,
les légumes à 6,8 %,
les fast foods à 5,8 %.

Les femmes tendent à consommer plus de légumes et un peu moins de pain, charcuterie et fromage que les hommes, ce qui expliquent en partie leur meilleurs résultats concernant l’apport journalier de sodium.

Un problème de santé publique :

La surconsommation de sel est prise comme un problème de santé publique. Pour lutter contre ce fléau, une récente association d’experts baptisée SALT (Sodium Alimentaire, Limitons les Taux, ce qui est également la traduction de sel en anglais) a pour but d’alerter le public et les autorités sur le sujet et tente de motiver les industriels à limiter les taux de sel dans leurs produits.
A ce jour, en France, 19 entreprises ont signé une charte d’engagement avec le ministère de la Santé avec pour objectif d’améliorer la qualité nutritionnelle de leurs produits, en réduisant les teneurs en sodium, en graisses ou sucres. L’objectif est de diminuer, chaque année, de 10% le taux de sel dans les aliments courants (pain, plats préparés, etc) afin que le consommateur s’habitue progressivement.
Espérons donc que de plus en plus d’industries agro-alimentaires se décident à réduire le taux de sodium même si cela n’est pas toujours du goût des consommateurs. « Les enjeux de santé publique sont vraiment majeurs », a d’ailleurs souligné Serge Hercberg (Inserm), qui coordonne le programme Nutrinet-Santé.

Ces résultats ne doivent toutefois pas masquer une évolution positive sur ces dernières années, car comme souligne Serge Hercberg : « On est passé de 10 grammes par jour en 2000 à 8,4 grammes par jour».
En octobre, le Haut Conseil en Santé Publique s’est fixé pour objectif de réduire à 8 g/j pour les hommes et 6,5 g/j pour les femmes la consommation en sel d’ici 5 ans.

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